60 - 1 - Disparition de Madame Jeanine ROOS ancienne Présidente de la Section de Cannes de l’ADAPEI-AM
25/06/2012
Madame Jeanine ROOS s’est éteinte le 5 février 2012. Elle a œuvré avec le soutien de son époux François au sein de l’Association des Amis et des Parents d’Enfants Inadaptés des Alpes-Maritimes à une époque où rien n’existait pour les personnes handicapées et leurs familles, aucun service, aucun établissement d’accueil.
Après 50 ans de bénévolat au sein de l’ADAPEI-AM dont 25 ans en charge de la Section de Cannes, Jeanine ROOS avait décidé en juin 2009 de prendre un peu de recul et de réduire ses activités en quittant ses fonctions de Présidente de la Section sans pour autant abandonner l’ADAPEIAM puisqu’elle est restée membre du Conseil d’Administration jusqu’en 2010.
Décorée de la Médaille de l’Ordre National du Mérite, Jeanine ROOS était un peu la mémoire de ces années de combat pour la reconnaissance de ces enfants pas tout à fait comme les autres et dont elle a suivi le parcours, devenus adultes et désormais retraités pour certains.
Les Directeurs des Complexes de Cannes et de La Siagne, qui se sont succédés tout au long de ces années, lui seront éternellement reconnaissants de son soutien et de son implication au sein de la Section de Cannes de l’ADAPEI-AM.
Le Président et les Membres du Conseil d’Administration de l’ADAPEI-AM souhaitent lui rendre hommage pour le travail qu’elle a accompli tout au long de ces années et adressent leurs condoléances à sa famille.
Extrait d’un Témoignage de Mme Jeannine ROOS qui évoquait lors d’un précédent numéro d’Objectifs, la création du CAT Philippe Bègue à Cannes :
« A cette époque, je parle de la fin des années 60, nous parents, nous étions vraiment des pionniers ignorants. Nous n’avions qu’un espoir, c’était de créer quelque chose. La ville de Cannes mit à notre disposition la villa Morava en vue d’y installer un CAT. Nous avons fait appel au bénévolat de tous les corps de métiers de la ville. A l’époque, il y avait les marins Américains qui nous ont, d’une façon très spontanée, aidés à faire des tas de travaux. Comme nous n’avions pas d’argent, tout le monde s’est mis à l’ouvrage. Nous venions le matin : on lavait, on peignait, on travaillait dans une cohésion complète. C’était ce que nous appellerions aujourd’hui la solidarité. Par la suite, grâce à notre courage, aux aides et aux encouragements que nous avons reçus, nous avons pu nous structurer davantage. Près de 40 ans se sont écoulés depuis l’ouverture du CAT Philippe Bègue, apportant les améliorations que nous connaissons aujourd’hui. On ne peut, encore une fois, que remercier ceux qui nous ont tant donné. »
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Informations supplémentaires
Photos : Mme ROOS
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